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Advocacy success story: Burkina Faso broadens access to misoprostol, an essential maternal health medicine

2014 April 22

By Brahima Bassane, MD

[Version française ci-dessous]

Brahima Bassane, FCI’s national director in Burkina Faso, is a public health physician.

Postpartum hemorrhage (PPH) — excessive, uncontrolled bleeding after childbirth —remains the leading cause of maternal death worldwide.  In countries like Burkina Faso, where many births still occur at home, the drug misoprostol offers a number of advantages for preventing and treating PPH because (unlike oxytocin, considered the ‘gold standard’ medicine for PPH) it can be easily administered and does not require cold storage. In settings with limited infrastructure and lack of skilled birth attendants, misoprostol may be a woman’s only chance for surviving PPH.

Access to high-quality medicines is part of every citizen’s right to the highest attainable standard of health. But in spite of misoprostol’s proven safety and efficacy, decision-makers in some countries have been reluctant to authorize its widespread availability, or are unaware of the available evidence. Many governments have not included misoprostol in their national essential medicine list (EML), which is often used as the basis for importation, distribution, and marketing of medicines for the public health system.

FCI works to support wider understanding, acceptance, and use of misoprostol for PPH. This year in Burkina Faso, our efforts — with a range of advocacy partners — to persuade government officials to deem misoprostol for PPH an essential medicine were successful. This success story offers a potential model for effective, collaborative, focused advocacy in other countries where misoprostol’s lifesaving benefits are not yet broadly available.

Our advocacy began in earnest last September, when FCI convened a meeting  to share the latest research on misoprostol for PPH and to develop advocacy strategies that would convince the government to take action. These committed and motivated maternal health champions called for the widespread availability of misoprostol, stating that the inclusion of misoprostol in the national EML was an urgent national priority.

Following the meeting, a small advisory committee was assigned the task of reaching key government decision makers. The committee submitted a letter and technical note to the Director-General of Pharmacy, Medicines, and Laboratories (DGPML) requesting inclusion of misoprostol on the EML. A DGPML technical committee then reviewed the submitted application, gathering all available evidence on misoprostol. During this review period, FCI and our partners met again with the Director-General of the DGPML, who stated his support for misoprostol as a critical tool for reducing the burden of PPH in Burkina Faso. FCI and partners also met with the Secretary-General of the Ministry of Health, who affirmed the government’s responsibility for ensuring the availability of misoprostol for PPH at public health facilities. He also came out in support of misoprostol distribution at the community level, and recommended ongoing supervision and training to ensure its correct use.

In February of this year, all of these advocacy efforts paid off: the 2014 revision of the national EML (Liste Nationale Des Medicaments et Consommables Medicaux Essentials, Edition 2014) includes misoprostol both for prevention and for treatment of PPH.

While this is an important step in making misoprostol available in the government health system, FCI and our partners will continue advocating and working to ensure that all women have access to a uterotonic , like misoprostol or oxytocin, for effective prevention and treatment of postpartum hemorrhage. These efforts are critical for countries’ efforts to fulfill the promise of MDG 5 and put an end, once and for all, to preventable maternal death.

Learn more about FCI’s work on misoprostol for PPH here.

To join an online community on misoprostol for PPH, please click here.

 

Réussite exemplaire du plaidoyer : Le Burkina Faso élargit l’accès au misoprostol, un médicament essentiel de la santé maternelle

Par Brahima Bassane, MD– médecin en titre

Directeur national de FCI au Burkina Faso, Brahima Bassane est médecin de santé publique.

L’Hémorragie du post-partum (HPP) — des saignements excessifs, difficiles à arrêter survenant après l’accouchement — demeure la principale cause de décès maternels à travers le monde. Dans des pays tels que le Burkina Faso où un nombre important des accouchements surviennent encore à domicile, le médicament misoprostol fournit nombre d’avantages pour la prévention et le traitement de l’HPP dans la mesure où il peut être facilement administré et ne nécessite pas une conservation à dans un réfrigérateur (contrairement à l’ocytocine qui est considérée comme le médicament ‘de référence’ pour l’HPP).Le misoprostol peut représenter la seule chance de survie d’une femme en proie à l’HPP dans les milieux communautaires qui disposent d’un nombre insuffisant de centres de santé et d’accoucheuses qualifiées.

L’accès à des médicaments de haute qualité est un des droits de chaque citoyen pour lui permettre de jouir du meilleur état de santé possible. Toutefois, en dépit de l’innocuité et de l’efficacité reconnues du misoprostol, les décideurs ont été dans certains pays, réticents à autoriser sa mise à disposition généralisée ou ils ignorent les données disponibles. Plusieurs gouvernements n’ont pas inclus le misoprostol dans leur liste des médicaments essentiels (LME) qui est souvent utilisée comme critère pour l’importation, la distribution et la commercialisation de médicaments pour le système de santé publique.

FCI œuvre en vue de soutenir une meilleure compréhension, acceptation et utilisation du misoprostol pour l’HPP. Au Burkina Faso, nos initiatives —de concert avec un éventail de partenaires du plaidoyer —visant à convaincre cette année les responsables gouvernementaux de considérer le misoprostol pour l’HPP comme un médicament essentiel, ont été couronnées de succès. Cette réussite exemplaire fournit un modèle potentiel de plaidoyer efficace, mené en collaboration et bien ciblé dans d’autres pays où les avantages salvateurs du misoprostol ne sont pas encore largement disponibles.

Notre plaidoyer a véritablement débuté en septembre 2013 lorsque FCI a organisé une réunion en vue de partager les résultats des toutes dernières recherches sur le misoprostol pour l’HPP et de mettre au point des stratégies de plaidoyer qui convaincraient le gouvernement à prendre les bonnes décisions. Ces défenseurs engagés et motivés de la santé maternelle se sont prononcés pour la mise à disposition généralisée du misoprostol en indiquant que l’inclusion du misoprostol dans la Liste nationale des médicaments essentiels était une priorité nationale.

Suite à la réunion, la tâche de prendre contact avec les principaux décideurs gouvernementaux a été confiée à un petit comité consultatif. Le comité a présenté au Directeur Général de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires (DGPML) une lettre et une note technique sollicitant l’inclusion du misoprostol dans la LME. Un comité technique de la DGPML a ensuite examiné la demande soumise en recueillant toutes les données disponibles relatives au misoprostol. Au cours de cette période d’examen, FCI et nos partenaires se sont réunis avec le Directeur Général de la GPML qui a exprimé son soutien pour le misoprostol comme outil crucial pour alléger le fardeau de l’HPP au Burkina Faso. Cette équipe restreinte de FCI et ses partenaires s’est également réunie avec le Secrétaire Général du Ministère de la Santé qui a affirmé la responsabilité du gouvernement à assurer la disponibilité du misoprostol pour l’HPP dans les établissements de santé. Il s’est également prononcé en faveur de la distribution du misoprostol jusqu’à l’échelle communautaire  tout en recommandant une supervision suivie et la formation afin de garantir son utilisation adéquate.

En février au cours de cette année 2014, toutes ces initiatives du plaidoyer ont porté leurs fruits : la révision en 2014 de la LNMCE (Liste Nationale Des Médicaments et Consommables Médicaux Essentiels, Édition 2014) comprend notamment le misoprostol pour la prévention ainsi que le traitement de l’HPP.

Bien que la mise à disposition du misoprostol dans le système public de santé constitue une étape importante, FCI et nos partenaires continueront à plaider et à œuvrer pour veiller à ce que toutes les femmes aient accès à un utérotonique tel que le misoprostol ou l’ocytocine pour une prévention et un traitement efficaces de l’hémorragie du post-partum. Ces initiatives sont cruciales pour les efforts des pays à tenir leur promesse pour l’OMD5 et à définitivement mettre un terme aux décès maternels évitables.

Trouvez de plus amples informations relatives aux travaux de FCI sur le misoprostol pour l’HPP.

Veuillez cliquer ici pour intégrer une communauté virtuelle sur le misoprostol pour l’HPP.

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