The new frontier of community health care: Health huts in Senegal use misoprostol and oxytocin in Uniject to prevent postpartum hemorrhage | The FCI Blog | Making pregnancy and childbirth safer around the world
Skip to content

The new frontier of community health care: Health huts in Senegal use misoprostol and oxytocin in Uniject to prevent postpartum hemorrhage

2014 February 18

[Version française ci-dessous]

Shafia Rashid is a senior program officer for Global Advocacy at Family Care International.

While Senegal, a coastal West African country, has made considerable progress in decreasing maternal mortality since 1990, it still grapples with high rates of preventable maternal death. Postpartum hemorrhage (PPH)—excessive, uncontrolled bleeding—remains the leading cause of maternal death in Senegal and around the world.  In areas of Senegal where there is still a high prevalence of unattended deliveries, women may not have the means to manage PPH or other life-threatening complications.

Regardless of where they give birth, all women need access to uterus-contracting drugs, or uterotonics, for the prevention and treatment of PPH. The recommended uterotonic, injectable oxytocin, requires cold storage and technical skill to administer; oxytocin is also available as a Uniject® device—a pre-filled, single dose, non-reusable injection—which is easier to administer. Misoprostol is a safe and effective alternative in low-resources settings where oxytocin isn’t available or feasible; it doesn’t need refrigeration and is easy to use—particularly important in the absence of a skilled birth attendant.

Matrones, or volunteer birth attendants, received training on administration of their assigned intervention.

Between June 2012 and August 2013, Gynuity Health Projects, ChildFund Senegal, the USAID Community Health Program, and the Senegalese government’s Directorate of Reproductive and Child Health implemented a study to compare community-level administration of oral misoprostol and oxytocin in Uniject® to prevent PPH. One of the two interventions was assigned to each of 28 participating community health huts, one- or two-room concrete structures that bring basic healthcare closer to the communities. Project implementers trained matrones, volunteer birth attendants, to assist with deliveries and administer the designated intervention.

Communities played an integral part in encouraging the use of misoprostol and oxytocin. Community members assisted in identifying pregnant women for initial prenatal check-ups, and project staff recruited women by visiting them in their communities.

Since the launch of the project, over 1300 women received either 600 mg (3 tablets) of misoprostol or 10 IU oxytocin via Uniject® intramuscularly for PPH prevention. Both medicines were effective, and the matrones could manage all side effects, which included chills, tremors and fever. Among all the women who received prophylaxis, only one case of postpartum hemorrhage occurred.

“Before this study, we saw a lot of women with heavy bleeding, and it was always difficult to arrange transportation for referrals [to health facilities],” said Fatou Diouf, a matrone from the Koulouk Mbada hut. “Now, we do not see any hemorrhage after delivery.”

Chief nurse Amadou Gueye from the Ndiaganiao health post noted a similar outcome: “Since the start of the study, we have not seen a single case of PPH.”

As a result of the project, home births decreased from 10% to 1%, project leaders effectively maintained drug stocks, health providers demonstrated commitment and motivation, and the matrones administered medications and filled out data management tools successfully. Birth attendance at the community health huts improved because women sought delivery services in order to benefit from a PPH medication.

“When I came to deliver this morning, the matrone asked me if I wanted to take the three tablets. I said yes,” said Mariama Niang who had recently given birth at the Koulouk Mbada health hut. “I bled less than I did in previous deliveries when I bled a lot and had lots of dizziness. […] now, I am doing well.”

Community members play an important role in improving maternal health.

In Senegal where access to health facilities may be limited in remote areas, the community health hut system can play an important role in preventing and treating PPH. According to the study, both misoprostol and oxytocin in Uniject® proved to be equally effective and safe in preventing PPH, and matrones  posted at the health huts were capable of administering their assigned medicine. Whereas standard oxytocin injections require specialized skills, misoprostol and oxytocin in Uniject® are viable options at the community level. These health interventions can empower communities to protect women’s health and prevent unnecessary maternal death.

Through research and advocacy, Family Care International (FCI) is working with Gynuity Health Projects to support increased access to and availability of misoprostol for prevention and treatment of PPH. Learn more about FCI and Gynuity’s work to make misoprostol available to women around the globe.

 

Les nouveaux confins des soins de santé communautaire : Au Sénégal, les cases de santé utilisent le misoprostol et l’ocytocine par Uniject en vue de prévenir l’hémorragie du post-partum

Shafia Rashid est la Responsable du Programme Global Advocacy – « Plaidoyer mondial » auprès de Family Care International.

S’il est vrai que le Sénégal, pays côtier de l’Afrique de l’Ouest, a réalisé d’énormes progrès dans la baisse de la mortalité maternelle depuis 1990, il est toujours aux prises avec de forts taux de décès maternels évitables. L’Hémorragie du post-partum (HPP) – des saignements excessifs, difficiles à arrêter – demeure la principale cause de mortalité maternelle au Sénégal et à travers le monde. Dans des régions du Sénégal où il existe une forte prévalence d’accouchements en l’absence d’un personnel qualifié, il est possible que les femmes ne disposent pas de moyens pour le traitement de l’HPP ou d’autres complications potentiellement mortelles.

Quel que soit l’endroit où elles accouchent, toutes les femmes ont besoin d’avoir accès aux utérotoniques, les médicaments provoquant la contraction de l’utérus pour la prévention et le traitement de l’HPP. L’ocytocine injectable, l’utérotonique recommandé, nécessite la conservation à froid et des compétences techniques pour son administration ; l’ocytocine est également disponible en tant que dispositif Uniject® — une injection pré-remplie à dose unique et non réutilisable — qui est plus facile à administrer. Le misoprostol est une méthode alternative à l’ocytocine qui est sûre et efficace, particulièrement dans les milieux à faibles ressources où l’ocytocine n’est pas disponible ou faisable. Le misoprostol ne nécessite pas la réfrigération et est facile à utiliser — ce qui est notamment important en l’absence d’une accoucheuse qualifiée.

Entre juin 2012 et août 2013, Gynuity Health ProjectsChildFund SenegalProgramme de santé communautaire de l’USAID et la Direction de la Santé de la Reproduction et de la Survie de l’Enfant du gouvernement sénégalais ont mené une étude visant à comparer l’administration à l’échelle communautaire du misoprostol oral à celle de l’ocytocine par Uniject® en vue de prévenir l’HPP. Une des deux interventions était assignée à chacune des 28 cases de santé communautaires participantes, des structures en béton d’une à deux pièces, qui fournissent des soins de santé de base aux collectivités. Les exécutants du projet ont fourni une formation aux matrones, accoucheuses bénévoles, à apporter leur aide durant les accouchements et à administrer l’intervention désignée.

Les matrones ou accoucheuses bénévoles ont reçu une formation sur l’administration de l’intervention qui leur a été assignée.

Les collectivités ont assumé un rôle essentiel en encourageant l’utilisation du misoprostol et de l’ocytocine. Les membres de la collectivité ont aidé à identifier les femmes enceintes pour les consultations prénatales initiales et le personnel du projet a recruté les femmes en leur rendant visite au sein de leur communauté.

Depuis le lancement du projet plus de 1 300 femmes ont reçu soit 600 mcg (3 comprimés) de misoprostol ou 10 UI d’ocytocine par Uniject® par voie intramusculaire pour la prévention de l’HPP. Les deux médicaments étaient efficaces et les matrones ont pu traiter tous les effets secondaires qui comprenaient notamment les frissons, les tremblements et la fièvre. Seul un cas d’hémorragie du post-partum est survenu parmi les femmes ayant reçu le traitement préventif.

« Avant cette étude, un grand nombre de femmes présentaient des saignements profus et il était toujours difficile d’assurer le transport pour leur acheminement [aux établissements de santé], » dit Fatou Diouf, une matrone de la case Koulouk Mbada. « Désormais, nous n’observons plus d’hémorragie après l’accouchement. »

Amadou Gueye, Infirmier en chef du poste de santé de Ndiaganiao, a noté un résultat analogue : « Nous n’avons observé aucun cas d’HPP depuis le début de l’étude. »

En raison du projet, le nombre d’accouchements à domicile a baissé de 10 % à 1 %, les responsables du projet ont effectivement maintenu les stocks de médicaments, les prestataires de santé ont démontré leur engagement et leur motivation et les matrones ont administré les médicaments et rempli les formulaires de gestion des données de manière adéquate. La présence des accoucheuses dans les cases de santé communautaire s’est renforcée parce que les femmes ont sollicité des services d’accouchement afin de bénéficier des médicaments de l’HPP.

« Ce matin, lorsque je suis venue pour accoucher, la matrone m’a demandé si je voulais prendre les trois comprimés. J’ai répondu oui, » dit Mariama Niang qui a récemment accouché à la case de santé de Koulouk Mbada. « Mes saignements étaient plus légers que ceux de mes accouchements précédents où ils étaient abondants et accompagnés de vertiges. […] maintenant, je me sens bien. »

Les membres de la communauté jouent un rôle essentiel dans l’amélioration de la santé maternelle.

Au Sénégal où l’accès aux établissements de santé peut être limité dans les zones reculées, le système des cases de santé communautaire peut jouer un rôle important dans la prévention et le traitement de l’HPP. Selon l’étude, le misoprostol ainsi que l’ocytocine par Uniject® se sont tous les deux avérés tout aussi efficaces et sûrs dans la prévention de l’HPP et les matrones affectées aux cases de santé étaient en mesure d’administrer les médicaments qui leur étaient assignés. Alors que les injections standards d’ocytocine nécessitent des compétences particulières, le misoprostol et l’ocytocine par Uniject® constituent des options viables à l’échelle communautaire. Ces interventions médicales peuvent habiliter les collectivités à protéger la santé des femmes et à prévenir des décès maternels évitables.

Family care International (FCI) collabore avec Gynuity Health Projects au moyen de la recherche et du plaidoyer en vue de favoriser un accès accru au misoprostol et sa disponibilité pour la prévention et le traitement de l’HPP. Trouvez de plus amples informations relatives aux travaux de FCI et de Gynuity visant à mettre le misoprostol à la disposition des femmes à travers le monde.

No comments yet

Comments are closed.