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New lives for fistula survivors: success stories from Burkina Faso

2011 October 28

Alain Kaboré is Program Officer with FCI-Burkina Faso, based at our office in Ouagadougou.

In Burkina Faso, as in too many developing countries, giving birth is one of the riskiest things that a woman can do. In this poor and largely rural country, one in 28 women dies from complications of pregnancy or childbirth, and many more suffer from serious childbirth injuries or disabilities. One of the most common and devastating of these injuries is obstetric fistula,an injury to the birth canal caused by obstructed and prolonged labor. It results in a lifetime of pain, humiliation, and social ostracism, as the fistula causes incontinence and odor and makes it impractical or impossible to have more children.

FCI-Burkina Faso, with support from the United Nations Population Fund—UNFPA, is working with communities and partner organizations in the Sahel region, on the edge of the Sahara, to prevent obstetric fistula by improving access to and utilization of emergency obstetric care, to provide treatment for women living with fistula, and to support the reintegration of fistula survivors into their communities. This is the story of two of those survivors.

Maïrama Tamboura, is a 40-year old woman from a village in the Sahel. She married as a teenager, and had her first baby at the age of 17. When she was 25, giving birth for the third time — at home, without the help of a skilled birth attendant, as is typical in this region — a prolonged and painful labor culminated in the loss of her baby and the development of an obstetric fistula. This began almost 15 years of pain and humiliation.

Maïrama­ Tamboura and her neighbors

Maïrama­ Tamboura and villagers, after her fistula repair surgery

Maïrama’s husband banished her, and her neighbors excluded her from weddings, funerals, and the other social events of the village. In these rural West African communities, a woman’s social status depends almost entirely on her marital status: an abandoned woman, who smells bad and is perceived as a failure, quickly becomes an outcast. Luckily, her mother remained loyal to her. Maïrama went back to live in her parents’ home, and her mother tirelessly tried to find a way to help her daughter. She consulted traditional healers, to no effect, and had surgery performed by a medical practice in the nearby town of Djibo, the capital of the province Soum, but the doctor there lacked the skills and resources to successfully address the problem.

Mariama Boureima-Diallo is a much younger woman — she is only 27 — but she too lived with obstetric fistula for more than a decade. Originally from the neighboring country of Mali, Mariama Boureima-Diallo also married young and was pregnant at age 16. Obstetric fistula is most common in adolescents, because a small, undeveloped pelvis increases the risk of obstructed labor, and this is what happened to Mariama Boureima-Diallo. After developing fistula and being banished by her husband, she crossed the border into Burkina Faso and arrived in Djibo. There, she underwent two surgical procedures, both unsuccessful, with the same medical practice. Like the older Maïrama Tamboura, she seemed destined for a lifetime of pain and isolation.

Mariama Boureima-Diallo

Mariama Boureima-Diallo, after surgery

FCI-Burkina Faso’s obstetric fistula program works to find women like Maïrama Tamboura and Mariama Boureima-Diallo, and to help them get their lives back. This is not a simple task, as many women with fistula live quietly and in the shadows. We found Maïrama Tamboura because her mother came to an outreach meeting led by one of our partners, a local grassroots organization. After learning about our program, she asked that her daughter have an opportunity to participate. MariamaBoureima-Diallo became known to us because a fisherman she knew participated in a similar awareness-raising meeting. He took our community mobilizer to visit with Mariama Boureima-Diallo in her isolated hut.

Both women were brought into the program, and both were ultimately taken to Dori, the capital city of Sahel region and site of its only hospital, where they received surgical care and were successfully treated.

Today, Maïrama Tamboura and Mariama Boureima-Diallo both live in the rural village of Djao-Djao, about 10 miles outside of Djibo. Both are now happily remarried, and are healthy, have fully reintegrated with the community, and have gained back their social lives and status. A new beginning awaits them.

La seconde vie des survivantes de la fistule obstétricale : une histoire de succès au Burkina Faso

Alain Kaboré est chargé de programme à FCI-Burkina Faso, basé dans notre bureau à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, comme dans beaucoup de pays en développement, accoucher est une des choses les plus dangereuses qu’une femme puisse faire. Dans ce pays pauvre et très largement rural, une femme sur 28 meurt suite à des complications survenues durant sa grossesse ou son accouchement, et beaucoup d’autres souffrent de blessures ou d’handicaps dus à l’accouchement. Une de ces blessures la plus répandue et dévastatrice est la fistule obstétricale, une blessure de la filière génitale causée par un accouchement prolongé ou par son arrêt. Il en résulte une vie de douleur, d’humiliation et d’exclusion sociale car la fistule entraîne l’incontinence et des odeurs qui rendent impossible ou très compliqué pour une femme d’avoir d’autres enfants.

Community outreach

Sensibilisation dans la communauté

FCI-Burkina Faso, avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), travaille en collaboration avec les communautés et des organisations partenaires dans la région du Sahel, au bord du Sahara, pour prévenir les fistules obstétricales en améliorant l’accès aux soins obstétricauxd’urgence ; fournir un traitement aux femmes vivant avec une fistule ; et soutenir la réintégration des survivantes de la fistule au sein de leur communauté. Voici l’histoire de deux de ces survivantes.

Maïrama Tamboura est une femme de 40 ans habitant dans un village du Sahel. Elle s’est mariée alors qu’elle n’était qu’une adolescente et elle a eu son premier bébé à 17 ans. A 25 ans, alors qu’elle donnait naissance pour la troisième fois — à la maison, sans l’aide d’une sage-femme, comme fréquemment dans la région — un accouchement prolongé et douloureux a abouti à la perte de son bébé et au développement d’une fistule obstétricale. A partir de là, ont commencé presque 15 années de souffrance et d’humiliation. Le mari de Maïrama l’a répudiée et ses voisins l’ont exclue des mariages, funérailles et autres événements sociaux du village. Dans les communautés rurales d’Afrique de l’Ouest, le statut social d’une femme dépend presque intégralement de son statut marital : une femme abandonnée, qui sent mauvais, est perçue comme un échec et devient rapidement exclue. Heureusement, sa mère lui est restée fidèle. Maïrama est retournée vivre chez ses parents et sa mère a essayé sans relâche de trouver un moyen d’aider sa fille. Elle a consulté les soignants traditionnels sans succès. Elle a obtenu qu’un cabinet médical effectue une chirurgie sur sa fille dans la ville proche de Djibo, la capitale de la province Soum, mais le docteur n’avait pas les ressources et compétences nécessaires pour résoudre le problème.

Mariama Boureima-Diallo est une femme beaucoup plus jeune — 27 ans — mais elle aussi a vécu avec une fistule obstétricale pour plus d’une décennie. D’origine malienne, un pays voisin, Mariama Boureima-Diallo s’est aussi mariée très jeune et était enceinte à 16 ans. La fistule obstétricale est très commune chez les adolescentes car leur bassin est petit et peu développé ce qui augmente les risques de dystocie. C’est ce qui est arrivé à Mariama Boureima-Diallo. Après avoir développé une fistule et avoir été répudiée par son mari, elle a traversé la frontière pour aller au Burkina Faso et est arrivée à Djibo. Là, elle a eu deux chirurgies, toutes les deux sans succès, avec le même cabinet médical. Comme Maïrama Tamboura, elle semblait être condamnée à une vie de souffrance et d’isolement.

Mariama Boureima-Diallo in front of her home

Mariama Boureima-Diallo en face de sa maison

Le programme de lutte contre la fistule obstétricale de FCI-Burkina Faso cherche les femmes comme Maïrama Tamboura et Mariama Boureima-Diallo et les aide à retrouver une vie normale. La tâche n’est pas facile car beaucoup de femmes ayant une fistule vivent en retrait et dans l’ombre. Nous avons rencontré Maïrama Tamboura car sa mère a assisté à une causerie éducative sur le sujet menée par un de nos partenaires, une association communautaire. Après avoir appris l’existence de notre programme, elle a demandé que sa fille puisse y participer. Mariama Boureima-Diallo a été identifiée parce qu’un pêcheur qui la connaissait a participé à une animation similaire. Il a amené notre animateur pour rendre visite à Mariama Boureima-Diallo dans sa maison isolée.

Les deux femmes ont rejoint le programme et ont toutes les deux été amenées à Dori, la capitale du Sahel où elles ont pu recevoir la chirurgie et les soins nécessaires à leur guérison dans le seul hôpital de la région.

Aujourd’hui Maïrama Tamboura et Mariama Boureima-Diallo habitent toutes les deux le village de Djao-Djao, à environ 16 kilomètres en dehors de Djibo. Toutes les deux sont maintenant remariées, heureuses, en bonne santé et pleinement réintégrées au sein de leur communauté. Elles ont retrouvé leur statut et leur vie sociale. Un nouveau départ les attend.

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